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ECOLE DE SPELEOLOGIE DES HAUTES-PYRENEES - EDS65 

Fonctionnement et réglementation : CLIQUEZ ICI

Contacts :
EDS - Encadrement : Jonathan Dorez - Mail : jospeleo@hotmail.fr
EDS - jeunes spéléos : Michel Bof - Mail : bof.michel@orange.fr
Vos comptes-rendus et photos sont à envoyer à : Sandrine - Mail : s.lelay65@wanadoo.fr
 
SORTIE EDS : 2 dates proposées  27 ou 28 septembre 2017
Pour s'inscrire cliquez ICI
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 INFORMATION IMPORTANTE :  Une protection provisoire vient d'être installée par le CDSC65 dans la grotte de la Pâle. Celle-ci vise à
protéger les vestiges découverts. Dans l'attente d'une installation définitive, le CDSC65 remercie tous les spéléos de respecter et de
faire respecter cette protection.
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Interdiction de descente du canyon de Bernède

Voir l'arrêté : cliquez ici
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EXERCICE SECOURS PREFECTORAL : Samedi 2 décembre 2017
Gouffre d'abdala - Bagnères de Bigorre
Informations auprès de Bruno Nurisso au 06.89.30.13.93
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Les sites de pratique spéléologique dans les Hautes-Pyrénées PDF Imprimer Envoyer

Au 27/10/2006, la base de donnée du CDS 65 totalise 1930 cavités. Ce chiffre comprend la partie des PA du massif de St Pé de Bigorre (230 cavités) ce qui donne une réalité de 1700 cavités recensées dans les Hautes Pyrénées.

 

Elles se distribuent sur 15 entités karstiques. Le tout est enregistré dans une base de données en cours de développement à laquelle JP Cassou  a donné le nom de « Synclinal ». Cette base reprend les fonctionnalités du projet de la FFS « BIFTEK » sous forme de fiche électronique (coordonnées, massif, spéléométrie…) avec des liens vers des données bibliographiques, géologiques, traçages, topographie, album photo….

Elle comprend aussi les données sources topo afin de les archiver et de les conserver. Bien entendu, suivant les droits de l’administrateur, les données seront partiellement où totalement accessibles…

 

Comme toujours, les massifs des piémonts ont été les premiers explorés, même si pour certains, les marches d'approche accusent les 2 heures… Notre département étant très montagneux, il reste encore pas mal de zones calcaires n'ayant pas ou très peu été prospectées par les spéléologues…

Outre la spéléologie d'explorations ou de classiques, les Hautes Pyrénées sont aussi un extraordinaire terrain de recherche pour les paléontologues, préhistoriens et biospéléologues, bien que fin 19ème début 20ème les études y furent très nombreuses et couronnées de succès.

 

Les Clubs ou Equipes Spéléologiques qui souhaitent contribuer aux découvertes dans notre département sont les bienvenus. Nous sommes ouverts à toutes propositions, dans la mesure où s'instaure un échange sans réserve et un climat de franche camaraderie.

Merci de contacter le CDS 65 à l'adresse de la rubrique "Contact", nous nous ferons un plaisir de vous répondre et de vous accueillir.

Et pour les internautes :

Bruno Nurisso (Pdt du CDS)                                                  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Alain Dole (Com. Environnement et Base de Données)            Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

MàJ 27/10/06

Classé par ordre de grandeur

 

CAVITES DES HAUTES PYRENEES

 

Nombre de Cavités

1

Saint Pé de Bigorre

982

2

Les Baronnies

320

3

Nistos - Sarrancolin

234

4

Gavarnie (France)

119

5

La Barousse

92

6

Bagnères de Bigorre - Campan

87

7

Pays Lourdais (Lourdes – vallée d'Argelès)

37

8

Pré Pyrénées

16

9

Rioumajou

10

10

Garlitz

9

11

Azun - Gabizos

7

12

Néouvielle

7

13

Luz St Sauveur

7

14

Vignemale

2

15

La Mongie - Guillemestre

1

 

 

1930

 

La description des massifs qui va suivre se fera en partant de l'extrême Ouest de Pyrénées Atlantiques, en se déplaçant vers l'Est pour atteindre la Haute Garonne…


Le massif de St-Pé de Bigorre

 

Situé le plus à l'Ouest du département, il empiète aussi dans des Pyrénées Atlantiques pour 20% de sa superficie. Dans sa totalité, ce massif sauvage est riche de 982 cavités  (750 dans les HP), il est aussi peu pénétré par les infrastructures routières et offre des dénivelées importantes (de 300 m à 1881m) ce qui rend parfois les prospections plus contraignantes.

Le massif de St-Pé est délimité par le cours du gave de Pau (Est et Nord) et par le gave de l'Ouzoum (Ouest) et la vallée du Bergons (Sud). L'entité karstique représente plus de 150 km².

C'est le plus connu le plus parcouru même si des zones sont presque vierge de toutes explorations. Géologiquement, la prédominance de calcaire jurassique (dolomie) venant enchâsser les calcaires crétacés de l'Aptien, séparé par des marnes de Ste Suzanne, en font un contexte où l'exploration est relativement difficile et les difficultés et obstacles dominants des étroitures et des arrêts sur éboulis.

Tout débute en 1819 par l'exploration d'une cavité modeste, qui par la suite avec ses 4 entrées, sera à cheval sur les départements des P.A. & de H.P. Le réseau de Bétharram naîtra grâce aux efforts du Club Alpin Français de Pau (1888 à 1896) qui découvrira la fameuse rivière. La topographie de Viré et de Martel donnera un réseau de 3500 m. En 1995-96, à la demande de l'ancien propriétaire, tandis que J. Bauer et ses collègues du Groupe Spéléo d'Oloron et du Spéléo Club de Baudreix s'attacheront à l'étude géologique, la topographie complète est levée par le Groupe Spéléologique Haut Pyrénéen de Tarbes (GSHP) et 2 nouveaux km seront découverts. Même s'il reste encore des choses à voir, le réseau totalise 8250 m pour 115 m de dénivelée (+17 / -98).

Quant à l'exploitation touristique, elle dure sans discontinuer depuis 1852 !

Mais le "grand boum" est à mettre à l'actif du curé local : l'Abbé Abadie qui, découvrira environ 250 cavités. C'est aussi notre Casteret Local puis qu'il sévit durant la même période. Comme lui, il suscita de très nombreuses vocations. Avec ses compères Jean Lanoé, Bernard Soubirous, Edmond Ross, Basile Monjouste... les spéléos de la Société Spéléologique et de Préhistoire des Pyrénées Occidentales de Pau de la Société Méridionale de Spéléologie et de Préhistoire de Toulouse, il explorera : le réseau Hayau-Bouhadére, les gouffres des Moustayous, de Paybou, du Courraou, la grotte de la Résistance, des Coumates, de la Pale… Ces cavités deviendront des classiques parfois très fréquentées.

De nombreux clubs et associations réaliseront des explorations mais la dynamique renaît en 1971 par la découverte du réseau du Mélat proche de Bétharram et long de 1000 m par le Groupe Spéléologique des Explorations des Sources du Mélat de J. Bauer. A cette période, Laffranque et Jolfre tutoieront les –180 dans le gouffre du Pladi. En 1978, Les Cigognes de Tarbes explorent le Gouffre des Boutils (-147), puis dans le Gouffre du Larau, le GSHP atteint la côte de –366 avec 2km de réseau, ce fut aussi le record de profondeur du Département. En 1981, dans le gouffre de Taule Male, les Palois du Léo Lagrange de Pau atteignent – 135 m.

Le GSHP va enchaîner les découvertes et pour commencer en approfondissant des cavités déjà connues : Pladi, Coussau, Hayau-Bouhadére, Moustayous, Paybou.

Dans les années 80, sur le secteur des Toupiettes - Pène de la Hèche, 200 nouvelles cavités sont découvertes parmi lesquelles : le PH 12 (Chat Sauvage) –441 /1100, le TP 19 (Puts dets Tachous) -804 / 4500 mètres (le plus profond du département), le TP 30 (gouffre de la Ménère) –740, approfondi en 1996-97 à -765 / 4100 m dont la découverte de 2 km de galeries supplémentaires.

A noter aussi, la Perte du Céberi (-164) et les PH 23 (- 124), PH 22 (-250) explorés entre 1996 & 2001.

Dans les années 90, le Groupe de Recherche et d'Activités Spéléo et le CAF, tous deux de Lourdes, explorent la Borne 109 (-108 /1500m) et atteignent + 219 m dans la grotte du Roy… Dans le secteur du Soum de Conques, ils découvrent plus de 70 cavités dont le CL 16 (-111) et le SC132 (–200). Depuis quelques années, en accord avec ces derniers, le GSHP a repris la gestion des explorations lors des camps d’été « Mesclagne » qui regroupent des spéléos passionnés par la découverte...

Ainsi, le CL 6 (perte du Col d'Espades) a été explorée jusqu'à –415 m et le SC 132 (gouffre de la Ratasse) en cours d'exploration est actuellement stoppé à – 445 m, mais une autre branche où la côte de –420  a été atteinte est la plus prometteuse. Plus de 3,5km ont été topographiés.

Le massif de St Pé de Bigorre, est aussi un haut lieu pour la formation des spéléologues. Il bénéficie d'une infrastructure d'accueil moderne avec la Base de plein air Haute Pyrénées Sport Nature située dans le village, mais aussi grâce à la proximité de nombreuses cavités diverses et variées qui offrent tous les styles de progression souterraine. Ainsi, découverte, perfectionnement où courses plus engagées y sont facilement programmables.

Quelques rares cavités recèlent aussi des traces du passage de l'homme préhistorique, du Moustérien comme du Magdalénien… Mais les spéléos découvrent aussi des traces historiques liées aux métiers de la forêt comme ces charbonniers du 19ème Quant à la paléontologie, de belles pièces y ont été découvertes.

 

Le Pays Lourdais

 

Afin de distraire les pèlerins de la cité mariale, un bon nombre de cavités proches de Lourdes vont être exploitées à des fins touristiques bien que ne recelant pas vraiment de curiosités de premier ordre.

Bien avant les apparitions de la Vierge, la Grotte du Loup (touristique) fut découverte et visitée depuis le début du 19ème siècle. G. Sand en 1825 en fera une description élogieuse. Ses écrits exhumés et commentés en 1896 relancera son exploitation commerciale. A noter en plein cœur de la ville la grotte des Sarrazins (touristique par intermittence) qui fut découverte en 1926 lors de travaux de terrassements. Mais c'est la grotte des Espélugues, bien que plus modeste qui est la plus connue de toutes, notamment des préhistoriens. Occupée dès le paléolithique supérieur. En 1793, les ossements sont extraits pour la fabrication de poudre. En 1833, Violet Le Duc en peint son entrée. En 1850 Davezac de Bagnères de Bigorre entreprend les premières fouilles, puis Milne-Edwards (1860), Lartet (1862), Garrigou (1864), Frossard (1870)... Cette grotte préhistorique a livré un mobilier de tout premier ordre qui est présenté au musée national de la préhistoire à St Germain en Laye (78).

Le pays Lourdais comprend les zones karstiques de la ville, puis au sud, toutes les zones calcaires en rive gauche du Gave Pau jusqu'à la station thermale d'Argelès Gazost avant de rejoindre à l'Est la limite du massif dit de "Bagnères".

Cette zone est composée de lentilles calcaires disséminées, de faible altitude et d'accès facile.

 

Le massif Val d'Azun - Gabizos

 

Au Sud du Col du Soulor célèbre par son ascension mythique du tour de France, à l'Ouest du célèbre Massif de Gourette (Pyr. Atl. – 64) qu'il touche, se situe cette entité calcaire qui culmine à 2691 m (Grand Gabizos).

Dans le Val d'Azun, près du Lac d'Estaing, 2 grottes sont visitées par Garrigou en 1875 et Lucante en 1880. Puis, dans la montagne, un petit gouffre est découvert dans les années 40…

Ce n'est qu'en 1966 que le Spéléo Club des Charentes s'intéressera aux gradins calcaires du Gabizos. Les découvertes restent néanmoins modestes et confidentielles, puis le massif ne sera plus exploré, peut être à cause de la marche d'approche…

 

Le massif de Luz St Sauveur / Pierrefitte

 

Sur la rive droite du gave de Pau de Luz au Sud à Pierrefitte au Nord, la zone englobe pour l'instant le secteur de la station de ski du Hautacam (1406 m) puis au Sud Est le Soum Arrouy (2488) et le Soum de Nère (2394). Très peu de cavités découvertes et pas d'explorations récentes. Il faut remonter en 1861 Dupouey, puis en 1880 lorsque Lucante entreprend des visites enthomologiques. En 1897 la première campagne d'exploration dans les Pyrénées de Viré reprendra les seules cavités à ce jour connues !


Le massif du Vignemale

 

Haut lieu du Pyrénéisme, le Vignemale culmine à 3298 m, mais il est aussi réputé pour son glacier d'Ossoue, le seul des Pyrénées à plus être qu'un gros névé…

Sur les flancs du Monferrat (3219m) et du Tapou (3150) se trouve une lentille calcaire parfois recouverte par le glacier. Dans les années 70, J. Jolfre et le Groupe Spéléologique des Pyrénées de Toulouse (GS Py) y a descendu une crevasse qui se prolonge dans la roche calcaire et a atteint –108m.

D'autres cavités y ont été repérées, elles restent à découvrir…

 

Le massif de Gavarnie

 

Montagne mythique du Pyrénéisme, haut lieu touristique dont le cirque et ses murailles de 1300 m dominent le village de Gavarnie, sans oublier la fameuse cascade qui chute de 400 m, d'un jet !

Avec le Mont Perdu qui culmine à 3335 m, c'est le massif calcaire, le plus haut d'Europe, mais aussi un haut lieu de la Spéléologie de montagne…

Le "massif" englobe les Cirques de Gavarnie, d'Estaubé et de Troumouse y compris le versant Espagnol. C'est d'ailleurs ce versant qui est le plus riche en cavités et qui fut le théâtre de grandes expéditions spéléologiques.

Sur le versant français, le tiers du massif, 119 cavités y sont à peine répertoriées.

En 1926, Casteret explore les fameuses grottes glacées qui portent aujourd'hui son nom. Par la suite il en découvrira de nombreuses (années 50).

Sur le Versant Français une cavité nom moins célèbre dont la résurgence est entrevue en 1911 par Brulle et le Cte R. de Monts sous la conduite du guide Célestin Passet. Elle se situe juste au-dessus de la célèbre cascade haute de 400 m et elle donne naissance au Gave de Pau. Ce n'est qu'en 1928 que Devaux, depuis l'observatoire du Pic du Midi, pointe une lunette astronomique et découvre l'entrée d'une grotte qui portera désormais son nom. Casteret en foulant la rivière souterraine confirmera la provenance des eaux du versant Espagnol du pic du Marboré. C'est ce qu'avait pressenti Schrader en 1876, puis Martel en 1925, mais il faudra attendre le complément des explorations du Spéléo Club Alpin Languedocien de Montpellier (1948 à 52) pour qu'une coloration valide ses intuitions… Cette grotte qui recèle des concrétions de glace exceptionnelles a un développement de plus de 3 kms.

Dans les années 70, le Spéléo Club de Cannes, puis en 77, la Cordée Spéléo Occitane de la Drome va explorer les gouffres "rugueux et coriaces" du cirque d'Estaubé, versants Pailla, Astazou entre 2500 et 3000 m.

Ils exploreront au termes d'expéditions spartiates : le gouffre d'Estaubé N° 4 (-145), des Deux Bornes (-180), de Tuquerouye (-215) et du Pic Rouge de la Pailla (-340). Ce dernier est toujours le plus profond du versant Français et il n'est pourtant pas devenu une classique !

Dans les années 70 et 80 les spéléologues Toulousains du GS Py (Jolfre, Duchène, Garcia, Auriol…) vont écrire l'une des plus belles pages des explorations d'altitude dans les Pyrénées !

En témoigne la liste des cavités explorées par ces derniers :

Grallera del Taillon -598 m, Sima Felix Ruiz de Arcaute –563 / 2460 m, Cueva del Fraile – 415 / 4506m Sima del Marboré –401 / 4744 m dont le franchissement du grand puits arrosé de 111 m posera quelques soucis, le Sima del Caballero de la Triste Figura –380 / 910m et la sima de la Torre de Marboré –370 ! Enfin côté Français, le gouffre du Boucharo –275 m…

Dans les Années 90 le Grupo Espeleologico Pedraforca de Barcelonne explorera aussi, sur le versant Espagnol la Sima de la Brecha de Rolando –461 / 2469m, la Sima del Corral Ciego – 403 / 1274m.

Enfin côté français, de 1982 à 1986, la Société de Spéléologie des Pays Castrais et Vaurais va explorer près de 100 gouffres dont : le E 6 –100, le P 14 –140, le Gouffre de l'Aigle –235 et le Gouffre de Gavarnie avec ses 4 entrées –281 / 2741m. Grâce à de nombreuses colorations, ils contribueront à mieux connaître ce versant Nord.

 

Le massif La Mongie - Guillemestre

 

Au pied de la station de ski de La Mongie (1723m), au Sud de trouve le Pic de Guillemestre 2455m et Pène Blanque 2441m. Ce secteur a été entrevu en 1979 par le Club Lochois des Amateur de Cavernes (45) où une cavité a été explorée… Tout reste à faire !

 

Le massif de Bagnères de Bigorre - Campan

 

C'est en ces lieux que naît la spéléologie et la préhistoire dans les Hautes Pyrénées !

Bien que la Grotte Cristal (Campan) de par le découpage arbitraire des massifs se trouve dans les Baronnies, c'est bien par la vallée de Bagnères et de l'Adour qu'elle est explorée en 1647 par un dénommé Rivière. Il faut attendre 1696, pour que Pierre Seignette en face la première description spéléologique. Par la suite cette grotte sera pillée et ne présentera plus d'intérêt pour la visite. La grotte du Bédat, prendra le relais au 19ème siècle.

En 1842, il est fait mention de l'audace d'un habitant de Campan : JM. Addorret qui suspendu à une corde, se laisse descendre dans le gouffre du Haboura affrontant une verticale de 77 m !

En 1850, la grotte d'Aurensan, aujourd'hui détruite par une carrière, est fouillée par Philippe, puis Lartet 1858 et Frossard 1869. Les riches vestiges paléontologiques attirent les scientifiques de l'époque et Bagnères, ville thermale, devient un haut lieu d'étude y compris en préhistoire grâce au pasteur Frossard qui y réside.

Le naturaliste De Bonvouloir, on ne dit pas encore biospéologue, qui étudie les coléoptères troglobie des grottes de Bagnères découvre une nouvelle espèce et crée en 1861 le terme "aphaenops"

Mais ce sont les grottes du Bédat approfondies par le GSHP en 2004 à –121 / 1800m, qui détiennent le "record d'ancienneté". En 1614, l'érudit G. Mauran rapporte que certains s'y sont hasardés et souligne "l'intérêt touristique"… Bien que visitées les curistes avant 1860, mais aussi fouillées par les préhistoriens (Philippe 1852), elle est aménagée à cette période. En 1864, 800 personnes assisteront à un concert à l'occasion d'une "fête souterraine" !

Dans les années 1930, elles péricliteront lentement avant d'êtres définitivement supplantées par les grottes de Médous +60 / 3500m dont le boyau soufflant, déjà signalé par Passumot en 1772. Il ne sera forcé qu'en 1948 par Lépineux, Ascaso et Mauras et ouvertes au public en 1951. Elles offrent à l'amateur de cavité un univers complet (rivière, galerie, concrétions) et de riches paysages.

Si le massif de Bagnères ne renferme que 87 cavités, elles offrent cependant un terrain très intéressant pour de l’Initiation à la spéléologie.

Autres cavités principales : le gouffre des Estaillets (-115), la grotte des fées (-106), le gouffre de Mauhourat (-80, mais actuellement fermé), la grotte de l'Arricaou et ses siphons temporaires (400m)

 

Le massif du Néouvielle

 

Plus connu pour ces courses en montagnes, à l'Est du Pic Long (3192m) et sous le Pic d'Estaragne (3006m), plusieurs cavités ont été reconnues par le SC Minervois en 1998 et 2000. C'est un secteur où tout reste à faire…

 

Le massif des Baronnies

 

Les Baronnies sont une région des Hautes Pyrénées située entre les deux vallées glaciaires de

la Neste à l'Est et la vallée de l'Adour à l'Ouest. Elle est bordée au Sud par la route du Col d'Aspin.

Les Baronnies englobent 28 communes pour une superficie totale de 200 km2. On y dénombre à ce jour 320 cavités

Géologiquement, les Baronnies appartiennent au front Nord Pyrénéen, l’ossature de la région est constituée par des formations du crétacé Inférieur (Schiste et calcaire) plissées au tertiaire. En dehors de la zone montagneuse du Sud, les Bases Baronnies apparaissent toujours topographiquement en creux et l'altitude moyenne reste toujours inférieure à celle des plateaux environnants (Cieutat, Orlgnac, Lannemezan). A l’intérieur des Basses Baronnies, on distingue plusieurs types de relief, les deux tiers septentrionaux sont occupés par un ensemble assez confus de collines allongées et arrondies. Plus au Sud, les Hautes Baronnies sont constituée d'une ride de calcaire aptien (massif du Bassia). Ici, le relief est plus vigoureux, son sommet culmine à 1921mètres avec Signal de Bassia .

Cette région recèle plusieurs sites particulièrement intéressants tant du point de vue géologique que spéléologique. Le gouffre d'Esparros (-130 / 1500m), révélé par Casteret et qui y consacrera plusieurs ouvrages, est l'une des cavernes le plus belles des Pyrénées. Tapissée de buissons d'aragonite et autres lilas d'excentriques, la partie basse est aujourd'hui ouverte au public mais l'accès aux les fragiles concrétions est protégé. Un astucieux système de caméras permet de les contempler.

Quant à la grotte ornée de Labastide (85m / 1850m), sa première topo date de 1897 lors de la campagne d'exploration de Viré dans les Pyrénées. Mais elle deviendra illustrement connue qu'en 1932 lorsque Casteret y trouvera de très nombreuses gravures et peintures préhistoriques, dont un cheval polychrome de grande taille. Patrimoine inestimable de la période magdalénienne (entre 13 et 11 millénaires avant notre ère), Labastide a été fermée par la Direction Régionale des Antiquités Préhistoriques.

Le gouffre de Lasoueil –122 est exploré en 1966 par le spéléo Club de Gascogne puis du GSHP de Tarbes qui explorera aussi la Téoulère –101 et poursuivra le gouffre Lamarche entrevu par le Spéléo Club de Bulan et J. Jolfre pour atteindre – 186. En 2004, le Spéléo Club du Minervois pompe le siphon de Prat det Nym et découvre 1330 m de galerie…

Mais le plus profond du massif est le gouffre du Bassia (ou de Coume Berre), exploré dans les années 60 par J. Jolfre et le GS Py à –365m avant d'être poursuivi par le Spéléo Club des Baronnies, qui en 1992 atteindra la cote de –512m !

 

Le massif du Nistos - Sarrancolin

 

Il se situe au nord-est de la vallée d'Aure et englobe quatre entités karstiques au Nord Gazave, au

Sud les massif de l'Oule, d'Ardengost - Areng. 234 cavités y ont été recensées.

La zone de Gazave, le long de la rive droite de la vallée de la Neste s'étend jusqu'à la falaise de Pène Haute au Sud. Parmi les nombreuses cavités répertoriées le Gouffre Marcel Dubois exploré en 1993 par le SC Baronnies est les plus profond (-230). Depuis 1995, le Spéléo Club du Minervois explore ce secteur et a réalisé de belles découvertes dont les Gouffres Martrou (CR8 & CR9) à -126 et le Crestado à –198. En 2006, le CDS 65 organisera la dépollution du Gouffre du Camion en y retirant 18 mètres cubes de déchets divers…

A noter, les grottes fortifiées de Lortet explorées par Laboulinière en 1807 dont la fouille par Piette en 1873 révélera un important site préhistorique.

Quant au massif de l'Oule, il possède une activité hydrologique importante. Malgré les travaux de plusieurs groupes de spéléologues, dont le Clan du Moulin Vert de Paris, qui se succédèrent entre 1957 et 1968, seulement quelques cavités seront découvertes. Les plus importantes sont : le gouffre de 1'Oule, une perte aquatique taillée dans le marbre blanc, qui se termine sur un siphon à –306 m, et le trou souffleur où les –235 seront atteints. A noter aussi, la grotte des Escargots et de Sainte Anne intéressantes pour l'initiation. En 1968, l'Association de Recherches Spéléologiques de l'Oule sera créée. Durant plusieurs années, elle recensera et reprendra l'exploration des cavités connues sans grand succès.

L'espoir de rejoindre un jour la rivière qui résurge à 4km en aval, à l'oueil de la Bau (1225m) est encore permis....

Le secteur d'Ardengost - Areng, véritable curiosité géologique, à l'accès difficile, date de l'époque primaire. Bien qu’il offre de jolies cavités peu verticales, faciles mais complexes, bien adaptées pour l'initiation spéléologique et à la topographie, il faut aussi souligner qu’il détient le record de profondeur du Nistos !

Sous le Pic d'Areng (2079m), un gouffre du même nom a été exploré en 1964 par J. Jolfre, Lafranque et la Cordée Languedocienne à –356m. Plus récemment en 2005 la résurgence du massif appelée la Hêche a été poursuivie en plongée par l’équipe de F. Vasseur, elle a atteint la cote de +162 m pour 2200 m de développement. Enfin, entre ces 2 points extrêmes se situe le gouffre des Charentais exploré en 2005-06 sur 3650 m pour –268 m de profondeur par des spéléologues du CDS 65 (les frères Cassou, S. Zibrowius et JF. Coronado), du CDS 11 C Bès + son équipe du SC Minervois et un non fédéré…

Cette cavité est actuellement interdite par ce non fédéré, co-inventeur de la cavité, qui a placé une porte à l'entrée et s'est autoproclamé "le maître des lieux", il a fait depuis une "sélection" parmi ceux qui l’ont aidé...

 

Le massif du Garliz

 

Au-dessus et à l'Est de l'entrée du tunnel de Bielsa se dresse le massif de Garlitz à 2798 m. C'est sous les flancs du pic de l'Abeillère (2611m) que la majorité des cavités ont été trouvées. Le premier à y avoir traîné sa combinaison est J. Jolfre en 1977. Puis en 1996 et en 2001, le SC Minervois y fera quelques incursions.

 

Le massif de Rioumajou

 

En haute vallée d'Aure, quelques cavités ont été découvertes dans la belle Vallée du Rioumajou. Ce secteur a été à peine prospecté par la SSPPO (JP. Besson) et le GSHP dans les années 70, enfin en 1995, il reçoit la visite du SC Minervois…

 

Le massif de La Barousse

 

Au Sud Ouest de Saint Bertrand de Comminges se trouve la Grotte de Gargas ouverte au public, dont les peintures du paléolithique est des panneaux de mains mutilées ont de quoi surprendre le visiteur.

Au 16ème siècle F de Belleforest (1575) est attiré par ce lieux curieux et concrétionné... En 1867, Garrigou signale sa richesse archéologique. Régnault découvre les premières main peintes, puis l'abbé de Breuil en 1907 poursuit l'étude. Le docteur Salhy en 1969 et Barrère en 1976 la compléteront. Casteret dans les années 40 découvrira un étage supérieur. Tout à coté et non moins intéressante, la grotte de Tibiran n'aura pas la consécration de cette dernière.

Entre les ruisseaux de Nistos et l'Ourse, les monts calcaires de Bonrepaire, Saqueton ou de la Picarre offrent quelques gouffres explorés déjà par les pionniers. C'est le cas de la belle rivière souterraine de Coume Nère (1000 m) ou Casteret a sévi en tant que voisin (St Martory n'est pas si éloigné). Dans la grotte de Tignahustes (chauve-souris en patois), il étudiera le comportement de ces dernières, par la suite, elle fera l'objet d'un de ses nombreux ouvrages : "une vie de chauve-souris".

C'est aussi le gouffre de Mont Caup et son "Puits Sonore" (167 mètres de verticale) exploré par JP Combredet du Spéléo Club de Paris en 1972 qui atteint -306 m.

Il faut quand même mentionner l'impressionnant gouffre du Poudak décrit par Martel en 1908. Bien que d'une modeste profondeur de 20 m, c'est le regard sur le cours souterrain de la rivière qui passe sous le Montcaup. Mais le plus surprenant, c'est son fonctionnement intermittent avec des montées d'eau spectaculaires. Avec Fontestorbes en Ariège, c'est à notre connaissance les deux seuls phénomènes connus en France. En 2004-05 le plongeur F. Vasseur ét son équipe franchiera le siphon aval du Poudack pour atteindre la résurgence 400 m plus loin...

C'est aussi un terrain de prospection dont les premières explorations du Spéléo Club des Baronnies de 1988 à 1993 a livré : Les Clots N°2 (-180m) et Les Clots N°5 (-320m). Mais à ce jour, la rivière souterraine qui résurge à Sacoué n'a pas encore été trouvée...

 

Les Pré-Pyrénées

 

Les cavités son disséminées sur un vaste territoire ne comportant pas d'unités karstiques bien définies. Ce sont souvent des cavités creusées dans du poudingue ou des petites lentilles calcaires situées au Nord du département. Certaines d'entre elles furent des habitats troglodytes.