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ECOLE DE SPELEOLOGIE DES HAUTES-PYRENEES - EDS65 

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EDS - Encadrement : Jonathan Dorez - Mail : jospeleo@hotmail.fr
Vos comptes-rendus et photos sont à envoyer à : Sandrine - Mail : s.lelay65@wanadoo.fr
 
Prochaine sortie EDS :   Week-end du 17 et 18 novembre 2018 - Pour s'inscrire CLIQUEZ ICI
 
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Interdiction de descente du canyon de Bernède

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Sorties aquatiques pour l'EDS PDF Imprimer Envoyer

 

Pour cette sortie, le rendez-vous est donné à Oloron-Ste-Marie, à 8h30 du matin.

5h du matin, mon réveil sonne donc à l’aube pour quitter la vallée d’Aure en direction de Tarbes où je rejoins Hugo pour co-voiturer. Je ne vous cache pas que je suis bien contente quand je le retrouve et que c’est lui qui prend le volant car je piquais un peu du nez en conduisant de si bonne heure… J’arrive à notre rendez-vous avec une demi-heure de retard (malgré un semblant d’organisation de ma part… mais insuffisant… promis Hugo, je ferai mieux la prochaine fois !). Il est donc 7h30 quand on part de Tarbes pour Oloron. Heureusement, Hugo avait prévu large niveau timing et, qui plus est, il a utilise ses talents de pilote chevronné pour faire vrombir sa petite Twingo et rattraper un peu notre retard… Certes, je n’en menais pas large mais ça nous a valu d’arriver à Oloron presque à l’heure… (8 minutes de retard à peine), on pourrait même dire à l’heure car nous n’étions pas les derniers… Je ne citerai pas de noms… lol

D’Oloron-Ste-Marie, on part avec deux voitures pour environ 1h de trajet supplémentaire jusqu’à nos fameuses cavités du jour… Nous prenons Caroline et Lana avec nous et Gaëlle et Enora montent avec Jonathan et Léa.

Plus on s’enfonce dans ces contrées lointaines du pays basque, plus le spectacle matinal du levé du soleil nous subjugue…

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On passe devant des panneaux aux noms obscurs et l’un d’entre eux pointe en direction de “Mendive”, quel nom étrange à mi-chemin entre ‘endive’ et ‘manger’ ! ‘mendive’… ceci m’évoque mon pique-nique du midi (des endives), sûr moyen mnémotechnique pour se rappeler de cet étrange nom…

Nous passons ensuite par un chemin forestier longeant une jolie vallée éclairée par les rayons de soleil matinaux et nous arrivons sur le parking menant aux cavités du jour.

Jonathan nous explique le programme, nous distribue le matériel et nous partons pour notre première expédition souterraine. Il s’agit de la traversée de La petite Bidouze. C’est une grotte d’initiation qui mêle spéléo et canyonisme. Et en plus, il s’agit d’une traversée (une grotte qui possède deux entrées) !

 

Pour atteindre l’entrée, on continue de suivre le chemin forestier puis, au niveau du petit bout de bois balisé, on se dirige vers le sentier sur la droite à travers la forêt et on atteint rapidement l’orifice d’entrée.

Avant de commencer, Jonathan explique aux débutants (comme moi) l’utilisation du descendeur et donne des explications plus détaillées à Hugo et Caroline sur les manipulations de corde (désolée, je n’ai pas retenu les noms : une manip de blocage avec un 8 et une manip débrayable avec le demi-cabestan je crois... oui, j’ai beaucoup à apprendre mais ça a l’air intéressant tout ça...).

Il y a un deuxième groupe qui passe devant nous pendant que Jonathan papote comme une pipelette avec une personne d’un autre club je pense... Et oui, lui qui disait que les filles étaient les plus bavardes, je n’en suis pas si sûre... Pendant ce temps, on en a profité pour bien répéter nos manipulations bien entendu, nous sommes des élèves sérieux...

Une fois le 1er groupe parti, nous voici donc en route... Il est environ 12h quand on pénètre dans la grotte par son entrée supérieure, qui correspond à une perte d’un ruisseau de surface. Jonathan nous précise bien que c’est pour cela qu’il ne faut pas y aller quand il pleut bien sûr...

La progression est assez aisée, elle se déroule principalement dans le ruisseau souterrain qui chemine entre de belles parois. Nous faisons plusieurs descentes en rappel (18m maximum) le long des cascades qui ponctuent le parcours.

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En-dessous de la cinquième cascade, on prend chacun un petit bain dans le bassin inférieur puis la lumière du jour se distingue progressivement. On atteint ensuite l’entrée inférieure qui correspond à la résurgence du cours d’eau souterrain.

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Il est 15h quand on sort de la grotte. On ressent la douce chaleur de l’air extérieur ainsi que les délicates odeurs de la forêt, on se sent bien tout simplement... Et on se lance dans les 45 minutes de remontée le long du chemin qui se trouve sur notre droite..

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Il y en a un qui décide de bien profiter de cette remontée en oubliant sa montre en bas (je ne citerai pas de nom encore une fois mais vous avez un indice dans les images ci-dessous...), et en faisant un aller-retour au pas de course pour aller la récupérer…

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Une fois de retour au parking, certains déjà fatigués (et pourtant dans la fleur de l’âge…) se préparent psychologiquement à rentrer chez eux et se mettent à l’aise en enlevant leurs tenues de canyon (Caro, tu n’es pas visée bien sûr ; toi, tu as une bonne excuse pour ne pas rester…) alors que d’autres salivent déjà à l’idée de repartir après manger pour découvrir la deuxième grotte : le Zarobé. Le repas se passe à merveille : on mange bien (une tourte, des gâteaux et du chocolat circulent...), on se désaltèrent bien (vin, bière [Leffe, SVP !] et tisane au thym circulent...) et on rigole bien ! Et finalement, on arrive à remotiver les jeunes pour la deuxième expédition de la journée... Yes !

 

Il est donc 17h quand on repart pour une expédition d’environ 45 minutes à l’intérieur de la grotte du Zarobé. Ne m’en voulez pas si je ne vous indique pas le chemin à suivre, je n’ai pas été très attentive, je me suis laissée guider (pas très pratique pour pouvoir y retourner... mais on m’a dit qu’il existe des topos, donc je compte sur ça...). En tous cas, ça valait vraiment le détour ! Il s’agit d’une cavité très étroite dans laquelle on a presque tout le temps les jambes dans l’eau pour suivre le ruisseau qui coule entre ces parois serrées. Dès le début, il faut « se jeter à l’eau » ! En marchant, par endroits la tête entre l’eau et le plafond, on croirait incarner les photos que l’on voit dans les magasines, c’est juste magnifique !

Ce parcours aquatique dans le ruisseau, très accessible (pas besoin de cordes et de baudriers), est tellement charmant ! On a pu passer à l’avant un peu, c’est très agréable, on se prend un peu pour les découvreurs des lieux... (ok les anciens, je sens bien que vous devez vous moquer de moi à cet endroit du récit mais bon c’est ma 2ème sortie, donc je suis assez émerveillée du spectacle...)

À moment donné, on aurait encore pu continuer un peu apparemment mais notre sage moniteur nous indique qu’il est temps de sortir...

Il est donc 18h quand on rejoint le parking et que notre journée d’aventures souterraines en pays basque se termine... encore un peu de route et un repos bien mérité (et une petite pensée pour ceux en charge du nettoyage du matériel prêté...)

CR : Vanessa