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ECOLE DE SPELEOLOGIE DES HAUTES-PYRENEES - EDS65 

Fonctionnement et réglementation : CLIQUEZ ICI

Contacts :
EDS - Encadrement : Jonathan Dorez - Mail : jospeleo@hotmail.fr
EDS - jeunes spéléos : Michel Bof - Mail : bof.michel@orange.fr
Vos comptes-rendus et photos sont à envoyer à : Sandrine - Mail : s.lelay65@wanadoo.fr
 
SORTIES EDS ETE 2017
  
Samedi 29 juillet et vendredi 25 août.
Pour s'inscrire, cliquez  ICI
 
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INFORMATION IMPORTANTE :  Une protection provisoire vient d'être installée par le CDSC65 dans la grotte de la Pâle. Celle-ci vise à
protéger les vestiges découverts. Dans l'attente d'une installation définitive, le CDSC65 remercie tous les spéléos de respecter et de
faire respecter cette protection.
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Interdiction de descente du canyon de Bernède

Voir l'arrêté : cliquez ici
 
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St-Pé-de-Bigorre. Découverte d'une merveille... PDF Imprimer Envoyer

C'est au retour d'une prospection sur les pentes du Pic de Taule Male, qu'un chasseur leur indique une zone où se trouvent des « gouffres d'une grande profondeur ». Il n'en fallait pas plus aux spéléos du GSHP de Tarbes (Groupe Spéléo Haut Pyrénéen) pour aiguiser leur curiosité.

Malgré l'heure tardive et les jambes fatiguées par une longue journée de randonnée, il fallait voir cette nouvelle zone qui jusque là avait échappé à leurs investigations. Rapidement, plusieurs cavités sont repérées nécessitant cordes et amarrages pour poursuivre l'exploration. C'est de retour à la Ferme Espiaube, terminus pour les véhicules, que le propriétaire leur apprend que l'abbé Abadie, célèbre curé de Saint Pé de Bigorre et précurseur de la spéléologie dans le département, l'avait aidé à ressortir une chèvre tombée par mégarde dans le plus gros puits aussitôt appelé le « puits de la Chèvre ».

Au fond du puits

De retour la semaine suivante sur le secteur, et malgré une météo épouvantable, le puits de la Chèvre est descendu. Malgré deux beaux puits d'une dizaine de mètres chacun, le gouffre semble terminé vers 20 mètres de profondeur. L'autre cavité repérée, « le trou de la Doline », bien placé en bordure d'un effondrement karstique caractéristique des grands réseaux souterrains, bute rapidement lui aussi sur des passages trop étroits, infranchissables à l'homme.

L'aventure aurait pu s'arrêter là mais l'obstination et le sens de la cavité de l'un des spéléos allaient relancer les explorations. En effet, une fissure du lapiaz (c'est ainsi que l'on appelle une étendue calcaire rongée par les éléments extérieurs, pluie et vent) laisse échapper un courant d'air encourageant, indice d'une continuation de la cavité vers l'intérieur de la montagne. Une pierre lancée dans cette fissure fait exploser de joie les spéléos quand ils l'entendent rebondir de parois en parois, de plus en plus profond. Le « Puts d'Espiaube » venait d'être découvert. Plusieurs séances de désobstruction seront nécessaires pour élargir les premiers mètres de la fissure et enfin, malgré la tempête qui fait rage, les spéléos peuvent enfin descendre un magnifique puis d'une soixantaine de mètres. Les conditions météo ne permettent malheureusement pas de poursuivre l'exploration et c'est trempés mais heureux de leur découverte, que les spéléos remontent à la surface. Ils ont tout de même le temps de repérer une galerie vers 40 mètres de profondeur d'où semble venir tout le courant d'air…

La semaine suivante les spéléos sont encore à pied d'œuvre avec une quantité importante de matériel, cordes et amarrages achetés grâce aux subventions de l'Office Municipal des Sports de la ville de Tarbes qui soutient et encourage les activités du club depuis de nombreuses années.

Un rapide pendule dans le grands puits emmène les spéléos dans une galerie qu'il faudra équiper de mains courantes pour progresser en toute sécurité. Là, c'est LA découverte. De magnifiques paysages souterrains, jamais foulés par l'homme. Le début d'une aventure, car il reste bien des lieux à explorer, bien des cartes à établir. Car il est certain que la cavité continue au-delà de cet obstacle mais il faudra remuer quelques blocs pour passer... Sous le massif de Saint Pé, l'aventure continue.

Exploration

Il reste pas mal de travail aux spéléologues. D'abord lever la topographie de la cavité pour la faire exister sur le papier, faire des photos pour en faire profiter tout le monde, explorer systématiquement tous les diverticules ignorés lors de l'exploration et qui peuvent emmener bien d'autres découvertes, déblayer la galerie principale pour permettre le passage et poursuivre l'exploration, toujours plus loin, toujours plus profond. L'objectif : atteindre la rivière souterraine qui ressort quelques 200 mètres plus bas.

Le chiffre : 984

cavités> Massif de Saint-Pé-de-Bigorre. Le sous-sol de ce secteur est un véritable gruyère, un terrain d'évolution de premier choix pour les spéléologues du département. Mais on en compte aussi près de 285 dans les Baronnies, ou 157 pour Nistos !

Merveilles calcaires

La galerie que découvrent les spéléologues au cours de leur descente livre de véritables trésors. Un peu plus loin, ils débouchent enfin dans de grandes galeries magnifiquement concrétionnées. Plusieurs centaines de mètres de galeries totalement vierges de toute pénétration humaine seront ainsi parcourues par les spéléologues des Hautes Pyrénées. Chaque détour de galerie permet la découverte d'un paysage nouveau de stalactites, stalagmites, draperies, excentriques,…, qui se dévoilent pour la première fois. A plusieurs endroits, la galerie fait 5 mètres de large pour une dizaine de mètres de hauteur. C'est une trémie qui va provisoirement mettre fin à la course des spéléologues. En effet, un éboulis bouche la galerie sur toute sa section et rejoint le plafond mais le courant d'air est toujours là et s'infiltre à travers les blocs.

Sources : LaDepeche.fr